Hassan devrait conserver la présidence de la Tanzanie après l’exclusion de ses principaux opposants (AP)
Hassan devrait conserver la présidence de la Tanzanie après l’exclusion de ses principaux opposants (AP)

La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan semble se diriger vers une réélection quasi assurée, ses principaux adversaires ayant été empêchés de se présenter aux élections générales de cette semaine. Selon plusieurs observateurs, cette situation renforce la domination du parti au pouvoir, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), au détriment du pluralisme politique.

Samia Suluhu Hassan, première femme à diriger la Tanzanie depuis l’indépendance, a centré sa campagne sur la stabilité économique, la relance post-Covid et la modernisation des infrastructures du pays. Elle a mis en avant une croissance soutenue du PIB et une amélioration de la connectivité régionale, notamment grâce à de grands projets ferroviaires et énergétiques.

Cependant, ses opposants et les organisations de défense des droits humains dénoncent un climat électoral verrouillé. Plusieurs figures majeures de l’opposition auraient été disqualifiées pour des motifs administratifs ou judiciaires jugés arbitraires. Des ONG comme Human Rights Watch accusent le gouvernement d’avoir restreint la liberté de la presse, limité les rassemblements politiques et intimidé certains candidats.

Le gouvernement tanzanien, pour sa part, rejette ces accusations et assure que le processus électoral se déroule dans le respect de la Constitution et des garanties juridiques existantes. Les autorités affirment que les exclusions résultent du non-respect des conditions légales de candidature, et non d’une volonté politique d’écarter la concurrence.

Les résultats des élections devraient être publiés dans les trois jours suivant le scrutin. Si les prévisions se confirment, Samia Suluhu Hassan consoliderait sa position à la tête du pays pour un nouveau mandat, renforçant ainsi la continuité du CCM, au pouvoir sans discontinuer depuis plus de six décennies.

Que retenir rapidement ?

La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan semble se diriger vers une réélection quasi assurée, ses principaux adversaires ayant été empêchés de se prés

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