Le président géorgien Mikheil Kavelashvili a annoncé vendredi avoir accordé sa grâce à deux responsables de l’opposition incarcérés, invoquant la nécessité de préserver la compétitivité électorale à un mois des élections municipales.
Mamuka Khazaradze et Badri Japaridze, figures de proue du parti d’opposition Lelo for Georgia, avaient été condamnés en juin à huit mois de prison pour avoir refusé de témoigner devant des parlementaires. Leur détention avait suscité des critiques de l’opposition, qui y voyait une tentative d’affaiblir la pluralité politique dans le pays.
En décidant de les libérer, le président cherche à désamorcer les tensions à l’approche d’un scrutin local sensible, dans un contexte marqué par une polarisation croissante entre le pouvoir et ses adversaires.
Cette grâce présidentielle intervient alors que la Géorgie, pays du Caucase du Sud, continue de naviguer entre aspirations démocratiques et pressions politiques internes, sur fond de débats récurrents autour de l’État de droit et des libertés publiques.