Les électeurs norvégiens se sont rendus aux urnes lundi pour des élections législatives serrées, où le Parti travailliste du Premier ministre Jonas Gahr Støre apparaît légèrement favori pour décrocher un nouveau mandat. Le scrutin, marqué par une forte polarisation politique, s’est déroulé dans un climat dominé par les préoccupations liées au coût de la vie et aux enjeux géopolitiques.
Le vote s’est achevé à 19h00 GMT. Selon les premières estimations, la gauche, menée par les travaillistes et leurs alliés, devrait parvenir à conserver le pouvoir, mais avec une marge réduite. Cette issue reflète une érosion du soutien populaire, dans un contexte économique tendu.
Face à eux, l’opposition de droite demeure en lice et espère profiter du mécontentement d’une partie de l’électorat. Le ralentissement économique, l’inflation persistante et les débats autour des politiques énergétiques, cruciaux pour ce pays riche en hydrocarbures, ont nourri les critiques contre le gouvernement sortant.
Jonas Gahr Støre, qui a voté lundi à Oslo, mise sur son bilan et sur la stabilité politique pour convaincre les électeurs. Toutefois, un succès étroit pourrait affaiblir sa majorité au parlement et l’obliger à renforcer ses alliances avec d’autres partis de gauche.
Ces élections sont également influencées par la situation internationale, notamment la guerre en Ukraine et les tensions en Europe, qui pèsent sur la sécurité et l’économie du pays. La Norvège, membre de l’OTAN et producteur clé de gaz pour l’Europe, se retrouve au cœur des équilibres énergétiques et stratégiques régionaux.
Le résultat final, attendu dans la nuit, déterminera si la coalition de gauche peut prolonger son mandat ou si l’opposition réussira à créer la surprise dans un scrutin qui s’annonce des plus disputés.