Le dirigeant bangladais Tarique Rahman est rentré jeudi au Bangladesh après près de 17 ans d’exil, un événement majeur à quelques semaines des élections législatives prévues en février. Le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), qu’il dirige par intérim, espère que ce retour donnera un élan décisif à sa campagne, alors que Rahman est largement considéré comme le principal prétendant au poste de Premier ministre.
Des foules immenses se sont rassemblées à Dacca pour accueillir le leader politique, avec des centaines de milliers de sympathisants massés le long du parcours entre l’aéroport et le lieu du rassemblement. Agitant des drapeaux du BNP et scandant des slogans, ils ont salué un retour perçu comme historique par l’opposition.
Âgé de 60 ans, Rahman est le fils de l’ancienne Première ministre Khaleda Zia. Il avait quitté le pays en 2008, alors qu’il faisait face à plusieurs poursuites judiciaires. Ces accusations, notamment liées à la corruption, ont été annulées après la destitution de l’ancienne dirigeante Sheikh Hasina, dont le parti a depuis été interdit de participation au scrutin.
Le BNP a indiqué vouloir mobiliser massivement autour de son chef pour assurer une victoire électorale, dans un contexte politique tendu. Les autorités et des organisations de défense des droits humains ont fait état d’attaques contre des médias et d’épisodes de violence, suscitant des inquiétudes quant au bon déroulement et au caractère pacifique des élections.
Lors de son retour, Tarique Rahman s’est engagé à gouverner de manière inclusive, promettant de protéger les citoyens de toutes confessions et de restaurer la stabilité politique. Son arrivée marque une étape clé dans une campagne électorale qui s’annonce déterminante pour l’avenir du Bangladesh, après des années de turbulences institutionnelles.