Gérald Darmanin a sèchement recadré Gabriel Attal ce lundi 30 juin, après les propos du patron de Renaissance affirmant qu’aucun projet de société commun n’existait entre la majorité présidentielle et Les Républicains. Le ministre de la Justice a dénoncé un « projet d’exclusion » et plaidé au contraire pour une stratégie de rassemblement. « Ne pas être d’accord ne veut pas dire se diviser », a-t-il lancé sur RTL.
« Nous sommes un bloc », affirme Darmanin
L’ancien LR, désormais figure centrale des gouvernements macronistes successifs, a souligné les nombreuses convergences entre Renaissance et Les Républicains, notamment sur le plan économique. Pour lui, toute division serait suicidaire à deux ans de l’élection présidentielle. « Si nous avons plusieurs candidats, nous ne serons pas au second tour. Et nos électeurs nous en voudront de leur laisser le choix entre Mélenchon et Le Pen », a-t-il mis en garde. Une déclaration lourde de sous-entendus, alors que Darmanin lui-même est pressenti comme potentiel candidat pour 2027.
En pleine recomposition du paysage politique, les tensions entre les deux anciens alliés de la majorité s’accentuent, et le débat sur la stratégie présidentielle s’annonce explosif.