Le Premier ministre Sébastien Lecornu a chargé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, de lancer les préparatifs logistiques et administratifs en vue de l’organisation d’élections législatives anticipées aux mêmes dates que les élections municipales, les 15 et 22 mars 2026, a appris la presse de sources gouvernementales ce vendredi.
Cette instruction préliminaire prévoit un scénario précis : si le gouvernement devait être censuré par l’Assemblée nationale, une motion déposée notamment par le Rassemblement national et La France insoumise, cela entraînerait la démission du chef du gouvernement et la dissolution de l’Assemblée nationale. Dans ce cas de figure, les deux tours des élections législatives seraient programmés le 15 et le 22 mars, simultanément avec les scrutins municipaux déjà planifiés.
Cette démarche, qui vise à anticiper l’organisation matérielle d’un tel double scrutin, ne préjuge pas forcément de la prise effective d’une décision constitutionnelle de dissolution, mais constitue une préparation pratique en amont.
Les élections municipales et communautaires sont officiellement fixées par décret pour les dimanches 15 et 22 mars 2026, dates prévues de longue date dans le calendrier électoral français conformément à la loi et au code électoral, et annoncées par le ministère de l’Intérieur en août 2025.
Pourquoi un tel scénario ?
Ce scénario d’anticipation s’explique par un contexte politique tendu, où plusieurs motions de censure doivent être débattues à l’Assemblée nationale au cours de la semaine du 12 au 13 janvier. Une adoption de l’une de ces motions déclencherait, dans la tradition républicaine française, la procédure conduisant à la dissolution de l’Assemblée et à l’organisation de nouvelles élections législatives.
L’instruction donnée par Sébastien Lecornu à Laurent Nuñez n’implique pas de décision formelle de dissolution. Elle reflète plutôt une démarche de planification administrative, destinée à assurer que les services de l’État, notamment les préfectures et les autorités électorales, soient prêts à un éventuel double scrutin dans des délais très courts, comme le prévoit la Constitution française en cas de dissolution anticipée.
Les dates municipales du 15 et 22 mars 2026 sont confirmées sur les sites officiels du gouvernement comme celles où les Français éliront leurs conseillers municipaux et communautaires, avec des étapes préparatoires telles que l’inscription sur les listes électorales et le dépôt des candidatures prévues dans les semaines précédentes.