Candidats de l’opposition à l’élection présidentielle guinéenne post-coup d’État (AP)
Candidats de l’opposition à l’élection présidentielle guinéenne post-coup d’État (AP)

La Guinée se prépare à une élection présidentielle décisive, la première depuis la prise de pouvoir par un coup d’État en 2021 du chef de la junte Mamady Doumbouya. Le scrutin de dimanche verra plusieurs figures de l’opposition tenter de contester son accession à la magistrature suprême.

Parmi les candidats figure Abdoulaye Yero Balde, 60 ans, dirigeant du Front démocratique de Guinée (FRONDEG). Il se présente comme une alternative civile au pouvoir militaire, promettant un retour à l’ordre constitutionnel et une gouvernance plus inclusive.

D’autres candidats de l’opposition, issus de formations politiques et de la société civile, entendent également capitaliser sur le mécontentement d’une partie de la population face à la transition conduite par les militaires. Ils dénoncent un processus électoral jugé déséquilibré et affirment faire face à des restrictions de campagne et à une pression sécuritaire accrue.

Arrivé au pouvoir en septembre 2021 après le renversement du président Alpha Condé, Mamady Doumbouya a engagé des réformes économiques, notamment dans le secteur minier, tout en repoussant à plusieurs reprises le calendrier d’un retour à un régime civil. Sa candidature, malgré des engagements initiaux à ne pas se présenter, cristallise les critiques de ses adversaires.

L’élection est largement perçue comme un test de crédibilité pour la transition guinéenne et pour la capacité du pays à sortir durablement de l’ère des coups d’État qui ont marqué son histoire politique récente.

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