À Nice, Jean Marc Governatori propose des villages, des potagers et une adjointe au bonheur
À Nice, Jean Marc Governatori propose des villages, des potagers et une adjointe au bonheur

À l’approche des élections municipales, le débat niçois semble confisqué par l’affrontement entre Christian Estrosi et Éric Ciotti. Pourtant, en marge de ce duel très politique, une autre voix tente de se frayer un chemin avec un projet radicalement différent. Celle de l’écologiste centriste Jean Marc Governatori, ancien chef de file local d’Europe Écologie Les Verts, qui mise sur des propositions atypiques pour transformer la physionomie et l’esprit de la ville.

Sa première idée consiste à repenser Nice non plus comme une entité uniforme mais comme une mosaïque de « villages ». Chaque quartier disposerait de ses commerces, de ses services et d’animations propres, afin de recréer un tissu de proximité et un sentiment d’appartenance. Une vision qui entend remettre la vie locale et les échanges humains au cœur du quotidien des habitants.

Autre proposition phare, transformer Nice en vaste potager urbain. Espaces publics, toits d’immeubles et terrains disponibles seraient convertis en jardins partagés, vergers et cultures potagères. L’objectif affiché est double, favoriser une forme d’autonomie alimentaire tout en sensibilisant les Niçois à une agriculture plus durable, au plus près de leur cadre de vie.

L’écologiste souhaite également introduire au sein de la municipalité une fonction pour le moins originale, celle d’« adjointe au bonheur ». Ce poste serait chargé d’évaluer le bien être des habitants, de lutter contre l’isolement et de soutenir les initiatives citoyennes destinées à améliorer la qualité de vie. Une manière, selon lui, de placer l’humain au centre des politiques publiques locales.

Sur le plan énergétique, Jean Marc Governatori avance une idée singulière. Il propose de mobiliser les grandes fortunes locales, notamment les seize Niçois les plus riches, pour financer le développement du solaire, de l’éolien urbain et des dispositifs d’efficacité énergétique. Une coopération entre secteur privé et municipalité destinée à rendre la ville plus autonome sur le plan énergétique.

Enfin, il se démarque sur la question des transports en remettant en cause la poursuite des chantiers de tramway. À la place, il défend la mise en place de bus articulés circulant sur des voies dédiées, jugés moins coûteux, plus rapides à déployer et plus souples d’utilisation. Une alternative censée moderniser les déplacements urbains sans paralyser durablement la circulation.

Avec ces propositions, Jean Marc Governatori tente d’imposer une autre manière de penser la ville, loin des logiques partisanes classiques qui dominent cette campagne niçoise.

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