L’annonce d’une suppression de classe dans une école de zone prioritaire a déclenché une vive mobilisation. À l’école élémentaire Pierre Brossolette de Plaisir, dans les Yvelines, une partie des parents d’élèves a bloqué les accès à l’établissement pour contester une décision administrative qu’ils jugent injuste et préjudiciable à la qualité de l’enseignement. L’établissement, situé dans le quartier du Valibout et relevant d’un Réseau d’éducation prioritaire (REP), compte actuellement 160 élèves répartis dans 10 classes. La décision de fermer une classe dès la rentrée prochaine, rendue publique à seulement quelques jours de la fin de l’année scolaire, soulève de vives inquiétudes.
Un risque de classes surchargées dans un quartier sensible
Les parents redoutent une augmentation sensible du nombre d’élèves par classe, alors même que certains niveaux bénéficiaient jusqu’à présent du dispositif de dédoublement mis en place pour les CP et CE1, limitant les effectifs à 12 enfants par classe. Selon eux, cette mesure avait un impact positif sur l’apprentissage et la réussite scolaire. La suppression envisagée viendrait non seulement supprimer un poste d’enseignant mais également mettre fin à la décharge complète du directeur, altérant le bon fonctionnement de l’école. Ils estiment que la surcharge des classes risque de nuire à l’attention portée aux élèves, en particulier dans ce secteur sensible où beaucoup d’enfants nécessitent un accompagnement renforcé. Le risque évoqué est celui d’une détérioration de la qualité des apprentissages et d’une fatigue accrue pour les enseignants. Après une heure et demie de mobilisation, les enfants ont été autorisés à rejoindre leur classe. Dans le même temps, une réunion a été convoquée par la direction académique des Yvelines pour examiner la situation, sans qu’une décision définitive ne soit encore arrêtée. Un nouveau point doit être fait jeudi 26 juin