Privés de cour de récréation, des élèves Montessori au cœur d’un bras de fer judiciaire (wikipedia commons)
Privés de cour de récréation, des élèves Montessori au cœur d’un bras de fer judiciaire (wikipedia commons)

À Maisons-Laffitte, une école Montessori se retrouve empêchée d’ouvrir sa cour de récréation à ses élèves, jugée trop bruyante par des riverains. Depuis la rentrée, la centaine d’enfants inscrits dans cet établissement bilingue privé doit se passer de ce lieu de détente de 500 m², fermé par décision de justice en mai dernier. Le tribunal judiciaire de Versailles avait alors estimé que les nuisances sonores signalées par le voisinage n’avaient fait l’objet d’aucune mesure corrective. La décision, appuyée sur un ancien cahier des charges datant de 1834, donnait raison à un syndicat de copropriétaires et imposait la cessation de toute utilisation de la parcelle.

Une affaire devenue symbole

L’école, qui accueille des classes de la maternelle au CM2, a fait appel. Mais la cour d’appel de Versailles a confirmé que la cour resterait interdite, au moins le temps d’une médiation entre l’établissement et les plaignants. Cette situation, rarissime, a suscité une vive émotion. La haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a dénoncé un « non-sens », rappelant qu’il est inconcevable de considérer les enfants comme des nuisances. Le ministère de la Justice a également tenu à tempérer les inquiétudes, précisant qu’il s’agit d’un contentieux isolé et qu’« évidemment, le bruit des enfants est bienvenu dans la société ». En attendant l’issue de la médiation, les élèves restent privés de récréation en plein air, symbole d’un affrontement entre exigences de tranquillité et droit des enfants à jouer.

Que retenir rapidement ?

À Maisons-Laffitte, une école Montessori se retrouve empêchée d’ouvrir sa cour de récréation à ses élèves, jugée trop bruyante par des riverains. Depuis la

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