Alors que les lycéens français passent aujourd’hui leur bac français, les fraudes au baccalauréat ont connu une hausse préoccupante. Selon les chiffres officiels du ministère de l’Éducation nationale,, le nombre de triches examinées en commission disciplinaire a augmenté de 14% l’année dernière, atteignant 560 cas. Cette augmentation est principalement due aux candidats qui savent manier les outils technologiques pour contourner les règles.
Les technologies, premières alliées des tricheurs
Parmi ces 560 cas, plus de la moitié des fraudes (52%) sont liées à l’utilisation de technologies : smartphones, montres connectées, tablettes ou tout autre appareil électronique permettant la consultation de fichiers ou la communication. Ces outils, bien que interdits, restent prisés par certains candidats. En réponse, l’Éducation nationale rappelle que toutes les académies sont désormais équipées de détecteurs de téléphones portables, dont la localisation et le nombre restent confidentiels pour garantir leur efficacité. Ces dispositifs sont répartis de manière aléatoire dans les centres d’examen au fil des épreuves.
L’intelligence artificielle, un nouvel outil de fraude
Autre fait marquant : 5 % des fraudes sont désormais commises à l’aide de l’intelligence artificielle. Ce chiffre, encore modeste, pourrait croître dans les années à venir, alors que les outils de génération de texte et d’assistance à la rédaction deviennent plus accessibles et performants.
Antisèches et plagiats restent présents
Si les technologies dominent, les antisèches traditionnelles représentent encore 27% des cas de triche, preuve que les méthodes classiques ne sont pas totalement abandonnées. La falsification de documents ou le plagiat depuis internet concernent 3% des cas identifiés.
Les sanctions encourues sont particulièrement sévères. Près de 4 % des tricheurs ont reçu une interdiction ferme de se présenter au bac, selon les données des commissions disciplinaires. Globalement, trois quarts des cas examinés ont été sanctionnés.
Deux types de sanctions peuvent être prononcés. Les Sanctions administratives : blâme, interdiction de se présenter au baccalauréat ou de s’inscrire dans un établissement public post-bac, pour une durée pouvant aller jusqu’à cinq ans. Et les Sanctions pénales : jusqu’à trois ans de prison et 45 000 € d’amende pour faux et usage de faux, trois ans de prison et 50 000 € d’amende pour falsification de documents, et en cas de substitution d’identité, les peines peuvent aller jusqu’à dix ans de prison et un million d’euros d’amende.