Dans le 13e arrondissement de Paris, des résidents de la cité universitaire Amiral-Mouchez, gérée par le CROUS, alertent sur une dégradation avancée de leurs conditions de logement. Coupures répétées d’eau et d’électricité, ascenseur régulièrement hors service, équipements collectifs défaillants : le quotidien décrit par plusieurs étudiants évoque un bâtiment en souffrance, mal entretenu et peu adapté à ses occupants.
Insalubrité et inertie administrative
Au fil des témoignages recueillis, s’ajoutent des problèmes d’insalubrité persistants : présence de rats, moisissures dans les parties communes, plinthes dégradées, trous dans les murs. Plusieurs étudiants affirment avoir signalé ces dysfonctionnements à l’administration sans réponse rapide ni solution durable. Les pannes touchent aussi les machines à laver, rares pour une résidence accueillant plus d’une centaine de personnes.
Cette situation alimente un malaise plus large sur la précarité étudiante à Paris, où l’accès au logement reste tendu et où les résidences universitaires jouent un rôle crucial. Pour certains résidents, ces difficultés illustrent les limites d’un service public censé garantir des conditions de vie décentes, dans un contexte marqué par la hausse des loyers et la pénurie de logements accessibles.