À Kharkiv, deuxième plus grande ville d’Ukraine et cible régulière des bombardements russes, la rentrée scolaire s’est déroulée lundi dans un cadre inédit : des écoles souterraines spécialement aménagées pour assurer la sécurité des élèves. Plus de trois ans après le déclenchement de l’invasion à grande échelle par la Russie, quelque 17 000 enfants de la ville ont rejoint les bancs de classes installées sous terre.
Sept établissements de ce type fonctionnent déjà et d’autres devraient ouvrir prochainement, a indiqué la mairie. L’objectif est de permettre aux enfants de renouer avec l’enseignement en présentiel, après des années marquées par les cours à distance ou les interruptions répétées dues aux alertes aériennes.
Pour les parents, le choix est avant tout dicté par la sécurité. Les bombardements fréquents sur Kharkiv rendent trop risqué le retour dans des écoles traditionnelles. Les autorités locales ont donc investi dans ces infrastructures souterraines, parfois adossées au réseau de métro, pour offrir un environnement éducatif à la fois sûr et stable.
Le maire de Kharkiv a affirmé vouloir étendre ce dispositif afin de répondre à la demande croissante et de garantir la continuité pédagogique malgré la guerre. Cette initiative illustre la résilience de la population locale, qui cherche à préserver une certaine normalité pour les enfants en dépit des attaques incessantes.
Alors que le conflit se prolonge et que les frappes russes continuent de viser les infrastructures civiles, l’école sous terre devient pour Kharkiv un symbole de résistance, mais aussi une nécessité pour protéger une génération entière de jeunes Ukrainiens.