Depuis août 2024, ce sont 2,7 millions d’internautes français qui ont déserté X (ex-Twitter), plaçant la France en tête des exodes européens. L’obligation de transparence imposée par le Digital Services Act de l’UE révèle une hémorragie bien plus large : 11 millions d’utilisateurs européens ont disparu du réseau social d’Elon Musk, faisant chuter le total actif de 105 à moins de 95 millions.
Une saignée européenne hors norme
Alors que l’ère Musk aura débuté par un feu d’artifice médiatique en 2022, l’appétit des Européens s’est brutalement tari : après les Français, ce sont 1,8 million de Polonais, puis 1,3 million d’Allemands, qui ont effacé leur compte. Cette baisse de 10 % en moins d’un an traduit une défiance croissante envers une plateforme jugée dérégulée et envahie par la désinformation et les discours de haine.
Les déboires d’un milliardaire sous le feu des critiques
Le basculement de Twitter sous pavillon Musk a multiplié les controverses : modération allégée, soutien affiché à Donald Trump, salut nazi lors de l’investiture républicaine, et coup de rabot brutal sur les effectifs de l’administration de la plateforme. Résultat, entreprises, médias (dont Libération) et administrations européennes ferment les vannes du partage de contenus. Même Tesla, autre fleuron de l’empire de l’homme le plus riche du monde, accuse le coup : ses ventes de véhicules électriques ont chuté de 50 % en début d’année, symptôme de répercussions en chaîne. Face à ce naufrage numérique et commercial, Musk prépare déjà son grand écart hors de l’administration Trump pour tenter de redresser la barre.