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Après un an de négociations tendues avec ses créanciers, Patrick Drahi est parvenu à un accord pour restructurer la dette colossale de 24 milliards d’euros d’Altice France, maison mère de SFR. L’accord prévoit une réduction de 8,6 milliards d’euros, en échange de 45% du capital du groupe cédé aux créanciers. Une concession qui permet au milliardaire de conserver le contrôle de son entreprise, malgré la pression financière.

Ce plan de restructuration comprend également un versement en numéraire de 2 milliards d’euros aux créanciers, en plus des 700 millions déjà réglés pour les échéances de 2025. De leur côté, les créanciers sécurisés bénéficient d’un meilleur taux d’intérêt sur leurs créances et d’un report des échéances de remboursement. Désormais, aucune grosse échéance ne tombera avant 2030, et la durée moyenne de la dette passe de 3,1 à 6,1 ans, certaines obligations étant repoussées jusqu’en 2033.

Cette opération permet également à Altice de réduire ses charges d’intérêts de 400 millions d’euros par an, tout en maintenant un ratio d’endettement plus soutenable. Toutefois, le groupe pourrait encore céder d’autres actifs stratégiques dans les prochaines semaines pour continuer à alléger son fardeau financier.

Si Patrick Drahi parvient à sauver son empire des télécoms, la situation de SFR reste préoccupante. L’opérateur souffre d’une érosion continue de sa base d’abonnés et d’une dégradation de ses performances commerciales. La restructuration de la dette donne un répit au groupe, mais son avenir dépendra de sa capacité à redresser ses résultats dans un marché ultra-concurrentiel.

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