Le pétrole repart à la hausse après de nouvelles frappes entre les États-Unis et l'Iran
Le pétrole repart à la hausse après de nouvelles frappes entre les États-Unis et l'Iran

Les prix du pétrole ont progressé lundi sur les marchés internationaux après plusieurs jours de nouvelles frappes entre les États-Unis et l’Iran au Moyen-Orient. Cette reprise des hostilités a ravivé les inquiétudes concernant la sécurité des approvisionnements énergétiques, en particulier dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole.

Le baril de Brent de la mer du Nord a gagné 52 cents, soit 0,72 %, pour atteindre 72,51 dollars. De son côté, le pétrole américain West Texas Intermediate (WTI) a progressé de 71 cents, soit 1,03 %, à 69,94 dollars le baril.

Cette hausse intervient après une semaine marquée par un recul de plus de 10 % du Brent, qui avait enregistré une troisième baisse hebdomadaire consécutive. Les marchés avaient alors été rassurés par une augmentation des expéditions de pétrole via le détroit d’Ormuz, lesquelles avaient atteint leur plus haut niveau depuis le début du conflit entre les États-Unis et l’Iran en février.

La situation s’est toutefois dégradée à partir de jeudi après de nouvelles attaques contre des navires dans le détroit, dont un pétrolier lié au Qatar et un porte-conteneurs. Ces incidents ont entraîné des représailles militaires entre Washington et Téhéran, faisant craindre une nouvelle perturbation du trafic maritime dans cette zone essentielle au commerce énergétique mondial.

Les analystes de la banque ANZ estiment que les investisseurs pourraient désormais revoir leurs prévisions concernant une reprise rapide des exportations de pétrole en provenance du golfe Persique. Le ralentissement du trafic maritime renforce les inquiétudes sur les capacités d’approvisionnement des marchés internationaux.

Selon le média Axios, les États-Unis et l’Iran seraient néanmoins convenus de suspendre les récentes hostilités et de reprendre les négociations au Qatar au sujet de leur différend concernant le détroit d’Ormuz. Reuters précise toutefois ne pas avoir été en mesure de confirmer cette information de manière indépendante.

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