La taxe française sur les petits colis, instaurée en mars mais contournée par les plateformes, va être «suspendue» mercredi
La taxe française sur les petits colis, instaurée en mars mais contournée par les plateformes, va être «suspendue» mercredi

Le gouvernement a décidé d’interrompre dès mercredi la contribution appliquée depuis le printemps aux colis de faible valeur expédiés depuis l’étranger. Cette mesure nationale, fixée à deux euros par article, devait initialement coexister avec un nouveau dispositif européen entrant en vigueur au même moment.

L’exécutif justifie ce revirement par la mise en place d’une taxation harmonisée au niveau de l’Union européenne, rendant selon lui inutile le maintien d’un mécanisme propre à la France. L’objectif affiché reste de réguler l’afflux massif de marchandises à bas prix issues notamment des plateformes asiatiques.

Une mesure largement contournée


Depuis son entrée en vigueur, ce prélèvement s’est toutefois révélé peu efficace. Une grande partie des flux a été redirigée vers d’autres pays européens avant d’être acheminée vers le territoire français, réduisant considérablement les recettes attendues.

Face à ce contournement massif et au risque de désavantage concurrentiel vis-à-vis de ses voisins, la France choisit donc de s’aligner temporairement sur le cadre européen. Une refonte plus globale du système de taxation des petits colis à l’échelle de l’Union est attendue dans les prochains mois.

Partager

Communauté

Commentaires

Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.

Soyez le premier à commenter cet article.

Réagir à cet article

Les commentaires sont modérés. Les messages promotionnels, les envois automatiques et les liens abusifs sont bloqués.

Votre premier commentaire, ou tout message contenant un lien, peut être placé en attente de validation.