L’agence Fitch doit annoncer vendredi soir si elle modifie ou non l’évaluation de la dette française. Depuis l’automne, la France est notée A+, un niveau considéré comme de « qualité moyenne supérieure », après une dégradation motivée notamment par l’instabilité politique et la difficulté persistante à réduire le déficit public.
Depuis cette décision, plusieurs éléments ont légèrement évolué. La croissance économique de 2025 a été un peu plus élevée que prévu, tandis que le gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu est parvenu à faire adopter un budget de compromis avec le soutien des socialistes. Toutefois, l’effort de réduction du déficit reste limité, avec un niveau prévu à 5 % du produit intérieur brut pour 2026.
Un statu quo jugé le scénario le plus probable
Les analystes estiment majoritairement que Fitch pourrait maintenir sa position actuelle. Certains économistes évaluent à environ trois chances sur quatre la probabilité d’un statu quo, même si un abaissement de la perspective (actuellement stable) vers une orientation négative n’est pas totalement exclu.
L’évolution récente du contexte international, notamment la guerre au Moyen-Orient, ne devrait pas peser immédiatement dans la décision de l’agence. Les autres grandes agences de notation doivent également se prononcer prochainement sur la situation financière française : Moody’s en avril et S&P Global Ratings à la fin du mois de mai.