Malgré les sanctions américaines, des ONG palestiniennes maintiennent leur coopération avec la CPI @AP
Malgré les sanctions américaines, des ONG palestiniennes maintiennent leur coopération avec la CPI @AP

Trois organisations palestiniennes de défense des droits humains ont annoncé vendredi qu’elles poursuivraient leur collaboration avec la Cour pénale internationale (CPI), malgré les sanctions imposées par Washington pour leur rôle dans la saisine du tribunal au sujet des opérations israéliennes à Gaza.

Les ONG concernées – le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR), le Centre Al Mezan pour les droits de l’homme et l’organisation Al-Haq, basée à Ramallah – ont été placées la veille sur une liste noire du Trésor américain. Cette décision interdit tout transfert de fonds, de biens ou de services en leur faveur.

Les autorités américaines reprochent à ces organisations d’avoir demandé l’ouverture d’enquêtes sur de possibles crimes de guerre et accusations de génocide visant Israël dans le contexte de la guerre à Gaza. Washington affirme vouloir contrer toute tentative de délégitimer l’État hébreu sur la scène internationale.

Les ONG, elles, défendent leur mission de documentation des violations présumées du droit international humanitaire. Elles soulignent que leur action vise à obtenir justice pour les victimes civiles et affirment qu’elles ne céderont pas aux pressions politiques.

Cette affaire illustre l’ampleur des tensions diplomatiques autour du rôle de la CPI, de plus en plus critiquée par certains États lorsqu’elle s’intéresse aux actions de leurs alliés. Elle pourrait également accentuer la fracture entre Washington et une partie de la société civile internationale mobilisée sur le conflit à Gaza.

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