La Hongrie place les centres de détention pour mineurs sous contrôle policier après un scandale de maltraitance
La Hongrie place les centres de détention pour mineurs sous contrôle policier après un scandale de maltraitance

Le gouvernement hongrois a annoncé mercredi une mesure d’urgence visant à placer l’ensemble des centres de détention pour mineurs sous la supervision directe de la police, après la diffusion d’une vidéo montrant des violences physiques commises dans un établissement de Budapest. Cette décision vise à contenir les retombées politiques d’un scandale qui a immédiatement suscité l’indignation dans l’opposition et parmi les défenseurs des droits humains.

Selon le chef de cabinet du Premier ministre Viktor Orban, cette restructuration vise à garantir une surveillance plus stricte et à prévenir toute nouvelle violation dans ces centres, traditionnellement gérés par des services civils de protection de la jeunesse. Le gouvernement affirme vouloir restaurer la confiance du public et assurer la sécurité des mineurs placés dans ces structures.

L’affaire a rapidement pris une dimension politique : le chef de l’opposition a appelé à la démission immédiate de Viktor Orban, accusant le gouvernement d’avoir laissé prospérer des pratiques abusives dans des institutions relevant de sa responsabilité. Les critiques reprochent également à l’exécutif d’agir tardivement et de privilégier une réponse sécuritaire plutôt qu’une réforme en profondeur du système.

À Budapest, la diffusion de la vidéo a ravivé le débat sur la gestion des établissements pour mineurs et sur le manque de transparence des autorités. Si le gouvernement tente de reprendre la main en centralisant le contrôle de ces centres, l’opposition estime que cette mesure ne répond pas aux problèmes systémiques révélés par le scandale.

L’enquête se poursuit, tandis que les pressions politiques et médiatiques continuent de monter autour d’un dossier devenu explosif pour le pouvoir hongrois.

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