Laurie Cholewa révèle s’être fait retirer les deux seins suite à un cancer : «Il n’y a aucune honte à subir une mastectomie.»
Laurie Cholewa révèle s’être fait retirer les deux seins suite à un cancer : «Il n’y a aucune honte à subir une mastectomie.»

Laurie Cholewa a choisi de prendre la parole pour évoquer un combat très personnel : son cancer du sein et la double mastectomie qu’elle a décidé de subir. Dans un long message sur Instagram, l’animatrice raconte d’abord le moment du diagnostic, le 16 février 2026, à quelques jours seulement de la cérémonie des César : « Ce matin-là, j’aurais pu annuler mon rendez-vous médical : “débordée”, “pas le temps”… J’étais à dix jours des César, dans un rush absolu. Mais je ne l’ai pas fait. »

Laurie Cholewa explique ensuite avoir compris la gravité de la situation en voyant le visage de son gynécologue changer : « Quand j’ai vu le visage de mon gynéco, le docteur Mouly, changer, j’ai tout de suite compris. Le cancer fait tellement partie de mon histoire familiale. C’est comme si je l’attendais presque. »

« J’ai tout de suite pensé à mes enfants »

Après la confirmation du diagnostic, Laurie Cholewa confie avoir été saisie par la peur, avec une pensée immédiate pour ses enfants : « Quand mon ami radiologue Arnaud Hababou, qui m’a reçue en urgence, a ouvert la porte pour confirmer le diagnostic en me disant : “c’est pas ouf”, un sentiment de sidération m’a envahie. J’ai tout de suite pensé à mes enfants. Qu’est-ce que j’allais leur dire ? Est-ce qu’ils allaient me voir diminuée ? Est-ce qu’ils allaient me voir sans cheveux ? Sans force ? »

Mère de deux enfants âgés de 5 et 7 ans, l’animatrice raconte avoir dû avancer malgré le choc : « Mais être mère de deux enfants de 5 et 7 ans, c’est l’obligation de prendre sur soi, de ne rien montrer et d’avancer. »

Une décision radicale : « Enlever mes deux seins »

Laurie Cholewa explique ensuite avoir pris une décision lourde, en accord avec son médecin, subir une double mastectomie : « Très vite, j’ai pris une décision radicale, en accord avec mon médecin, le docteur Seror : enlever mes deux seins. »

L’intervention a eu lieu le 13 mars. Elle décrit ce moment comme un choix douloureux, mais assumé : « Le 13 mars, je suis donc entrée au bloc avec la certitude de faire le bon choix, même si cela signifiait dire au revoir à une partie de moi. Un deuil silencieux, intime, douloureux, mais en aucun cas un renoncement. Une renaissance plutôt. »

« Il n’y a aucune honte à subir une mastectomie. Aucune »

C’est la phrase la plus forte de son témoignage. Laurie Cholewa veut briser un tabou encore très présent autour de la mastectomie : « Je veux le dire clairement : il n’y a aucune honte à subir une mastectomie. Aucune. »

Elle poursuit en expliquant que ce mot reste trop souvent associé au silence, à la peur ou à une forme de gêne injustifiée : « C’est un mot qu’on prononce à voix basse, qu’on évite, qu’on cache. Comme si perdre ses seins était quelque chose qu’il fallait taire. Moi, j’ai choisi de les enlever. Et je n’ai pas envie de m’en cacher. »

« J’ai été reconstruite autant que guérie »

L’animatrice raconte également son parcours médical après l’opération, en saluant le travail et l’accompagnement de ses médecins : « Entre les mains du docteur Seror et du docteur Sarfati, deux médecins comme on en fait peu, j’ai été reconstruite autant que guérie. Je n’oublierai jamais la façon dont ils m’ont accompagnée. »

Elle donne ensuite des nouvelles rassurantes sur son état de santé : « Aujourd’hui, je vais bien et j’ai la chance de ne pas avoir besoin de chimiothérapie en plus. Cette expérience m’a rappelé à quel point se lever chaque matin en bonne santé est un privilège qu’il faut chérir. »

Un message pour rappeler l’importance du dépistage

Laurie Cholewa explique avoir hésité avant de rendre son histoire publique. Elle dit avoir craint d’être « impudique » ou de manquer de respect aux femmes engagées dans des combats plus longs et plus douloureux : « J’ai hésité à faire ce post, de peur d’être impudique ou irrespectueuse envers les combats si longs et bien plus douloureux de nombreuses femmes auxquelles je pense aujourd’hui. »

Mais elle affirme avoir finalement décidé de parler pour une raison précise : rappeler l’importance du dépistage : « Si je partage finalement cette expérience, ce n’est pas pour qu’on me plaigne. C’est pour rappeler l’importance du dépistage. Un an avant mon diagnostic, il y avait déjà quelque chose sur mon IRM. Presque invisible. Un an plus tard, c’était un cancer : une tumeur qui avait doublé. »

« Prenez ce rendez-vous. N’attendez pas. Ne repoussez pas. »

Son message s’adresse directement aux femmes. Laurie Cholewa insiste sur la nécessité de ne pas reporter les examens médicaux : « Je veux simplement dire aux femmes : prenez ce rendez-vous. N’attendez pas. Ne repoussez pas. »

Elle conclut aussi en rendant hommage à son entourage, qu’elle dit avoir été essentiel dans cette période : « Je veux aussi souligner l’importance de l’entourage. Merci à mon mari, qui m’a soutenue à chaque instant. Ma mère et mon frère ont eux aussi été toujours présents. J’ai eu une chance énorme : un déferlement de preuves d’amour, d’amitié et de solidarité dont je me souviendrai longtemps et qui m’ont fait énormément de bien. Je suis si reconnaissante. Je vous aime tous tellement. Merci pour les chocolats, les fleurs, les petits déjeuners si bienveillants, les cadeaux, les trèfles à quatre feuilles… Merci aussi à mes équipes de Canal+, d’Europe 1 et à mes dirigeants, qui ont été très présents pour moi. »

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