Une Odyssée créée par IA défie le blockbuster de Christopher Nolan
Une Odyssée créée par IA défie le blockbuster de Christopher Nolan

Alors que L’Odyssée de Christopher Nolan s’apprête à débarquer dans les salles avec un budget estimé à 250 millions de dollars, une adaptation radicalement différente du célèbre poème d’Homère entend profiter de cet engouement. Baptisé Odysseus: The Fall (Ulysse, la chute), ce long-métrage de 2 h 15 a été réalisé presque entièrement à l’aide de l’intelligence artificielle et sera proposé à la location et à l’achat sur le site du studio Fountain O au cours de l’été.

Un film produit avec l’intelligence artificielle pour un coût dérisoire

Aux commandes du projet, le réalisateur Ash Koosha a fait le choix de se passer de tournage traditionnel. Les images ont été générées principalement grâce à l’outil d’IA chinois Kling, avec l’appui de Gemini, Claude et d’autres modèles pour l’écriture, la recherche et la postproduction. Selon Variety, une douzaine de personnes ont tout de même participé au projet, notamment en prêtant leur voix ou en servant de modèles aux personnages numériques.

Le film revisite les derniers instants de la vie d’Ulysse, qui revit ses souvenirs et affronte ses propres erreurs dans une approche plus introspective que l’œuvre originale. D’après plusieurs médias spécialisés, dont The Hollywood Reporter, la production aurait coûté environ 50 000 dollars, soit une somme sans commune mesure avec celle engagée pour le film de Christopher Nolan.

Une sortie pensée comme une comparaison avec Nolan

Loin de vouloir concurrencer directement le cinéaste britannique, Ash Koosha affirme espérer que le public découvrira les deux versions afin de mesurer les différences entre une superproduction hollywoodienne et un film conçu grâce à l’IA. Le producteur Tom Rogers explique également, dans des propos rapportés par The Hollywood Reporter, que cette sortie simultanée permettra d’observer ce que ces nouvelles technologies peuvent apporter à la création cinématographique.

Le réalisateur, qui avait déjà utilisé l’intelligence artificielle pour son documentaire Dreams of Violets, présenté au festival de Tribeca, estime d’ailleurs que cette évolution est inévitable. Selon lui, l’IA ne remplace pas le récit, mais constitue un nouvel outil au service des créateurs. Une vision qui alimente un débat grandissant à Hollywood, où la place de l’intelligence artificielle dans la production des films continue de diviser l’industrie.

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