La mini-série française, portée par Ava Baya et Isabelle Adjani, s’impose dans le top mondial de Netflix, portée par une intrigue haletante et des thèmes universels.
Une série française qui dépasse les frontières
Lancée le 9 juillet sur Netflix, Soleil noir connaît un succès retentissant en France et à l’international. À peine quelques jours après sa sortie, la série s’est hissée en tête des contenus les plus visionnés dans 28 pays et a même atteint la cinquième place aux États-Unis, selon les données relayées par le site Tudum. En France, elle a temporairement détrôné la très attendue saison 3 de Squid Game. En une semaine, plus de 5,8 millions de visionnages complets ont été comptabilisés.
Réalisée par Nils-Antoine Sambuc, cette mini-série de six épisodes suit le parcours d’Alba (Ava Baya), une mère célibataire qui fuit son passé. Embauchée comme ouvrière sur un domaine floricole provençal, elle découvre que son patron, brutalement assassiné, était en réalité son père. Elle hérite du domaine et se retrouve au cœur d’un drame familial sur fond de secrets bien enfouis. L’atmosphère mêle enquête policière, tensions sociales et décors enchanteurs du sud de la France. Un cocktail qui rappelle les fameuses sagas estivales du petit écran, modernisé à la sauce thriller psychologique.
Un succès expliqué par des thèmes puissants
Isabelle Adjani, qui incarne Béatrice, une matriarche glaciale et stratège, y signe sa deuxième collaboration avec Netflix après Un couple parfait (2024). Dans un entretien accordé au Parisien, l’actrice explique le succès mondial de la série par sa résonance universelle : « Le conflit entre les riches et les pauvres, les puissants et les faibles… Qui va gagner ? Qui va l’emporter ? » Elle ajoute avoir été séduite par la densité narrative de Soleil noir, une fiction qui explore “l’archéologie des mensonges et des trahisons”.
La série séduit aussi par sa forme. Claire Romain, également au casting, souligne “un montage très rythmé qui rend accro”. Le créateur de la série, Nils-Antoine Sambuc, revendique d’ailleurs une inspiration assumée des sagas populaires des années 1990-2000, avec des cliffhangers systématiques pour maintenir la tension. Tournée dans des paysages provençaux dignes d’une carte postale, Soleil noir joue également sur une esthétique séduisante qui contribue à son rayonnement mondial.
La série est déconseillée aux moins de 16 ans et ne compte pour l’heure qu’une seule saison. Mais face à son envolée sur la plateforme, une suite pourrait rapidement être envisagée. En attendant, Soleil noir s’impose déjà comme la saga de l’été… à l’échelle planétaire.