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Avec J’écris l’Iliade, Pierre Michon livre un récit où se croisent autobiographie, mythologie et histoire littéraire. Ce texte, publié dans la collection Blanche chez Gallimard, retrace à la fois son rapport intime à l’écriture et son exploration des figures antiques. En quatorze chapitres, il mêle souvenirs personnels et réécriture des mythes, alternant entre la Creuse de son enfance, les gares d’Auvergne et les Cyclades, où il fait revivre un Homère vieillissant et une Hélène fascinante.

Le récit débute en 1971 sur un quai de gare, où une locomotive à vapeur symbolise un désir naissant. Dans un compartiment, le jeune Michon vit une rencontre brève et intense avec une femme italienne. Plus tard, sur l’île d’Ios, Homère devient le personnage central d’une scène où Hélène tente de le séduire une dernière fois. Entre ces épisodes, Michon convoque les grandes figures de la littérature, d’Hugo à Proust, en passant par Rimbaud et Chateaubriand, inscrivant son œuvre dans un dialogue constant avec le passé.

Ce livre, peut-être son dernier, se présente comme une réflexion sur l’écriture et le temps. Dans les dernières pages, il évoque la destruction de sa bibliothèque, un geste radical qui interroge son rapport à la mémoire et à la création. Avec un style à la fois lyrique et tranchant, Michon poursuit son exploration des mythes et des désirs, tout en livrant un autoportrait littéraire marqué par la quête de beauté et de savoir.

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