Le Comte de Monte-Cristo change encore de format : après l’emballement provoqué par le film de 2024 et la série diffusée en décembre sur France 2, le roman d’Alexandre Dumas se décline désormais en spectacle musical. La création s’installe aux Folies Bergère à partir du 5 février pour trois mois, avant une tournée annoncée à l’automne 2026 dans plusieurs villes, avec une étape en Suisse, selon France Télévisions.
Une nouvelle production portée par Stanley Kassa et Alexandre Faitrouni
Le rôle d’Edmond Dantès est confié à Stanley Kassa, largement présent sur scène tout au long d’un spectacle conçu en deux parties, d’après France Télévisions, qui a assisté aux répétitions. À ses côtés, Océane Demontis incarne Mercédès, et l’équipe artistique rassemble plusieurs signatures du musical français : mise en scène d’Alexandre Faitrouni, chansons composées par Benoît Poher (Kyo) et Franklin Ferrand, livret et textes travaillés avec Stéphane Laporte et Yann Guillon, selon France Télévisions. La scénographie s’appuie sur de grands écrans modulables pour passer rapidement d’un décor à l’autre, de Marseille aux salons parisiens, précise le reportage.
Deux “Monte-Cristo” en même temps, et une tournée déjà calée
Le contexte est particulier : deux spectacles musicaux inspirés du même roman cohabitent actuellement à Paris, souligne Le Parisien, qui compare les deux productions. Celui du Dôme de Paris vient de s’achever et démarre sa tournée dès le 12 février au Havre, tandis que la version des Folies Bergère prendra la route à partir du 19 septembre 2026, avec des dates déjà listées (Amnéville, Strasbourg, Reims, Lille, Caen, Rouen, Orléans, Genève, Montpellier, Lyon, Nantes, Toulouse, Marseille, Bordeaux, Dijon…), d’après les informations de programmation communiquées pour le spectacle.
Cette adaptation revendique aussi un choix de fabrication : pas d’orchestre en fosse, une contrainte assumée pour des raisons de format de salle et de budget, explique Alexandre Faitrouni dans un propos rapporté par France Télévisions. Reste le pari central : faire exister sur scène, en chansons, le grand récit de trahison, d’évasion et de vengeance d’Edmond Dantès, avec l’énergie du live comme argument face à une “saturation” possible autour du personnage, une question posée dans le reportage de France Télévisions.