L’acteur a été reconnu coupable de publicité illicite pour sa participation à une campagne de promotion du « rosé Garcia », une boisson alcoolisée portant son nom et son image.
Une promotion en violation de la loi Evin
Le tribunal judiciaire de Paris a condamné vendredi 4 avril José Garcia à une amende de 10 000 euros pour avoir participé à la promotion d’un vin rosé vendu sous son nom. L’affaire portait sur une vidéo publicitaire dans laquelle l’acteur apparaissait pour vanter les mérites du « rosé Garcia », produit par la société Et Alors et commercialisé sous la marque Les Niçois. Cette vidéo, relayée notamment sur le site neo.tv et les réseaux sociaux de la marque, a été jugée contraire à la loi Evin, qui interdit toute publicité présentant l’alcool dans un contexte favorable ou valorisant.
Le tribunal a précisé que José Garcia n’était pas poursuivi pour avoir autorisé l’usage de son nom ou de son effigie sur les bouteilles – ce qui reste légal – mais bien pour son implication active dans une campagne de communication qui donnait à l’alcool une image positive. Le comédien avait évoqué lors de l’audience « une forme de naïveté », arguant qu’il ne mesurait pas les implications juridiques de sa participation.
Une condamnation saluée, mais jugée partielle
Outre José Garcia, plusieurs autres entités ont également été sanctionnées : la société Et Alors a écopé de 20 000 euros d’amende, dont 10 000 avec sursis pour son directeur général, tandis que neo.tv est condamné à verser 10 000 euros. Le site de vente Vinalia, qui associait l’image de l’acteur au produit sur sa plateforme, a reçu une amende de 5 000 euros avec sursis.
Addictions France, l’association à l’origine de la plainte, a salué cette décision qu’elle considère comme un rappel important à la rigueur de la législation française sur la publicité pour l’alcool. Toutefois, elle a déploré que le jugement n’aille pas jusqu’à interdire l’utilisation commerciale du nom et de l’image de José Garcia sur les bouteilles elles-mêmes. L’organisation a indiqué à l’AFP par la voix de Franck Lecas qu’un appel était envisagé, en s’appuyant notamment sur des précédents où ce type de conditionnement avait été jugé illicite.