Après quinze ans d’absence, Catherine Deneuve fera son retour aux César en tant que présidente de la 50e cérémonie, qui se tiendra le 28 février à l’Olympia. Un choix surprenant pour l’actrice, qui n’a jamais caché son mépris pour l’organisation de l’événement. Invitée sur France Inter, elle a expliqué les raisons de son boycott de longue date et pourquoi elle a finalement accepté cette invitation exceptionnelle.
Deneuve, qui a remporté deux César pour Le Dernier Métro (1981) et Indochine (1993), affirme avoir assisté aux débuts de la cérémonie avant de la voir se dégrader au fil des années. « Je ne voulais plus y aller, ça fait très longtemps que je ne vais plus aux César. Je ne trouvais pas ça sérieux », a-t-elle déclaré, dénonçant un système de vote biaisé où « des gens votent sans voir les films » et où « certains ne participent qu’au second tour, ce qui fausse beaucoup les choses ». Elle regrette également que de nombreux acteurs et réalisateurs aient, comme elle, cessé de s’y rendre.
Alors pourquoi revenir cette année ? Catherine Deneuve explique que c’est le réalisateur Bertrand Bonello, membre du bureau des César, qui l’a convaincue. « J’avais dit non, mais il voulait absolument me voir là-bas. J’ai fini par dire oui parce que c’est le 50e anniversaire. Mais ce sera tout. » Une manière de marquer le coup, sans pour autant changer son opinion sur l’événement.
L’actrice, aujourd’hui à l’affiche de Yōkai, le monde des esprits d’Éric Khoo, assure ne pas être à l’aise sur scène et considère cette présidence comme un simple passage obligé. « Je vais le faire en pensant toujours au cinéma. Mais ce ne sera pas long », a-t-elle précisé, laissant entendre que son retour aux César restera une exception.