La série culte « Black Mirror » fait son grand retour aujourd’hui sur Netflix avec une septième saison qui, fidèle à son ADN, plonge les spectateurs dans un futur technologique sombre, mais avec une nouvelle tournure nostalgique, en ramenant le passé au cœur du récit.
Après deux ans d’absence, la série créée et écrite par le Britannique Charlie Brooker revient avec six nouveaux épisodes, dont une suite très attendue de l’épisode USS Callister, inspiré de l’univers de Star Trek et diffusé en 2017. L’action se déroule à nouveau à bord du vaisseau spatial fictif USS Callister.
Lors du festival Séries Mania à Lille en mars dernier, Charlie Brooker a confié à l’AFP :
« Certains épisodes sont vraiment dérangeants (…) comme aux débuts de Black Mirror. D’autres sont très émouvants, ce qui crée un mélange entre le familier et l’inattendu. »
Un regard sur le passé à travers la technologie
Cette saison explore plusieurs formes de nostalgie, grâce à des technologies fictives permettant par exemple de revivre un souvenir en s’immergeant dans une vieille photo, ou de recréer un film en noir et blanc à l’aide de l’intelligence artificielle.
Le casting de cette saison inclut des noms prestigieux comme :
Paul Giamatti (Winter Break)
Rashida Jones (Parks and Recreation)
Issa Rae (Insecure)
Emma Corrin (The Crown)
Retour aux sources
Diffusé à l’origine sur Channel 4 entre 2011 et 2014, Black Mirror a été repris par Netflix en 2016, où il a connu un succès mondial et remporté neuf Emmy Awards.
Charlie Brooker révèle dans le dossier de presse qu’il a écrit la saison précédente pendant la pandémie de Covid-19, alors qu’il se sentait « dégoûté par la technologie ».
Il affirme que cette nouvelle saison plaira particulièrement aux fans de la première heure, grâce à « un retour aux fondamentaux : critique sociale, humour noir et exploration du futur proche ».
Un premier épisode glaçant : Common People
L’épisode inaugural, intitulé « Common People », raconte l’histoire d’un couple sauvé par une technologie médicale révolutionnaire, mais qui découvre peu à peu qu’il est piégé dans un modèle basé sur l’abonnement, les étouffant lentement.
Selon Brooker :
« La série ne dit pas que la technologie est mauvaise ou malveillante, mais les dérives viennent souvent d’un mauvais usage ou d’un enchaînement de conséquences. »
Le succès est déjà au rendez-vous : la saison précédente de Black Mirror s’est hissée à la première place mondiale peu de temps après sa sortie, avec plus de 11 millions de vues en une semaine.
La saison 7 semble bien partie pour poursuivre cet élan.