Paola Locatelli passe la vitesse supérieure avec Rapide, son premier grand rôle au cinéma
Rapide

Réalisé par Morgan S. Dalibert, Rapide débarque sur les écrans aujourd’hui, le 16 avril, avec une ambition claire : proposer un film d’action rythmé autour de l’univers de la course automobile. Une tentative rare dans le paysage du cinéma français, qui s’appuie sur une mise en scène nerveuse, un duo de comédiens énergique, et un scénario qui, s’il ne révolutionne pas le genre, assume sa dimension populaire.

Une héroïne face à un monde masculin

Au cœur du film, Max, une jeune femme passionnée de vitesse, rêve de devenir pilote de Formule 1. Mais entre un monde dominé par les hommes, un quotidien compliqué entre petits boulots sur les docks et prise en charge de sa mère handicapée, le parcours est semé d’obstacles. Le destin bascule lorsqu’un ancien champion, incarné par Alban Lenoir, croit en son talent et lui propose une opportunité inespérée.

Le film adopte les codes classiques du récit d’apprentissage, avec une héroïne combative à qui personne ne fait de cadeau. « Je me suis beaucoup retrouvée dans le personnage de Max pour plein de raisons différentes », explique Paola Locatelli à 20 Minutes. L’actrice, connue pour ses contenus sur YouTube et quelques rôles dans des séries, tient ici son premier rôle principal au cinéma. Elle livre une performance investie dans un univers rarement exploré par le cinéma français.

Un divertissement rythmé qui mise sur l’efficacité

Porté par un montage dynamique et des séquences de course bien exécutées, Rapide mise sur l’efficacité plus que sur la nuance. Le réalisateur Morgan S. Dalibert, qui s’était illustré avec le thriller d’action AKA, applique ici une formule simple : rythme soutenu, personnages typés, et un ton léger qui ne cherche pas à masquer les clichés mais à les utiliser avec un certain second degré.

Le scénario ne surprendra pas les amateurs du genre : jeune héroïne en quête de légitimité, mentor excentrique, défis à surmonter et environnement hostile. Mais c’est dans cette simplicité assumée que le film puise sa force : Rapide ne prétend pas révolutionner le genre, mais offrir un moment de cinéma populaire, accessible, et visuellement soigné.

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