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Vendredi 14 février, lors des 40e Victoires de la Musique, Thomas Jolly a marqué la soirée avec un discours percutant et engagé. Le metteur en scène et directeur artistique des Jeux olympiques de Paris 2024 a reçu le prix du concert de l’année pour les cérémonies d’ouverture et de clôture des JO et des Paralympiques. Profitant de cette tribune, il a livré un message fort sur l’importance de la culture et les menaces qui pèsent sur son financement. Malgré la musique de fin signalant qu’il devait conclure, il est allé au bout de son texte, sous les applaudissements du public.

S’adressant directement aux pouvoirs publics, Thomas Jolly a rappelé que « le spectacle vivant ne peut rien sans un pouvoir qui le considère et le soutient ». Il s’est étonné de voir les moyens alloués à la culture réduits dans un contexte déjà difficile. « La culture coûte, mais elle rapporte aussi économiquement. Et ce qu’elle apporte immatériellement est inestimable », a-t-il martelé, en visant notamment la ministre de la Culture Rachida Dati, présente dans la salle. Face à une période qu’il qualifie de « tourments multiples », il a insisté sur le rôle essentiel de la culture dans la cohésion sociale et l’intérêt général.

Ce n’est pas la première fois que Thomas Jolly prend position sur le sujet. Déjà, après la fin abrupte de son spectacle Starmania et les polémiques autour des cérémonies des JO, il avait dénoncé la fragilisation du secteur culturel. Vendredi soir, il a conclu son intervention sur une note d’espoir, appelant à faire de ces Jeux « une brèche lumineuse dans l’ombre épaisse et grandissante qui plane sur nous ». Un discours fort, qui rappelle l’engagement sans faille de l’artiste pour la défense du spectacle vivant.

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