La Tunisie a complètement raté son entrée dans la Coupe du monde 2026. Battus 5-1 par la Suède à Monterrey, les Aigles de Carthage ont quitté leur premier match avec un score lourd, une défense fissurée et un sélectionneur immédiatement fragilisé. Sabri Lamouchi, nommé en janvier pour conduire la sélection tunisienne jusqu’en 2028, se retrouve déjà au cœur d’une crise majeure. Son mandat devait ouvrir un nouveau cycle. Après un seul match de Coupe du monde, il ressemble déjà à un dossier brûlant.
Cinq buts encaissés, aucune marge
La Suède a frappé très vite. Yasin Ayari a ouvert le score dès la 7e minute, avant qu’Alexander Isak ne double la mise à la demi-heure de jeu. Omar Rekik a brièvement relancé la Tunisie juste avant la pause, mais la seconde période a confirmé l’écart : Viktor Gyökeres, Mattias Svanberg puis Ayari encore ont transformé la défaite en naufrage. La Tunisie a encaissé cinq buts pour son premier match du tournoi. Dans une phase de groupes aussi serrée, c’est un coup direct porté à ses chances de qualification.
Lamouchi reconnaît les erreurs
Après la rencontre, Sabri Lamouchi a parlé d’une défaite “difficile” et “douloureuse”. Il a surtout insisté sur le nombre d’erreurs commises par son équipe, jugeant que la Tunisie s’était elle-même mise en danger. Mauvaises relances, pertes de balle dangereuses, placement défensif fragile : la Tunisie a donné trop d’occasions à une Suède armée pour punir immédiatement.
Un sélectionneur déjà menacé
La pression est désormais maximale autour de Lamouchi. Arrivé avec l’idée d’installer un projet plus long, il voit son avenir remis en question au pire moment : en pleine Coupe du monde, entre deux matchs décisifs.
Là Tunisie doit encore affronter le Japon puis les Pays-Bas dans le groupe F. Après une telle entrée, chaque erreur pèsera lourd.
La Tunisie face à une décision explosive
Se séparer d’un sélectionneur pendant une Coupe du monde serait une décision radicale. Le maintenir après un 5-1 impose aussi un risque évident : celui de laisser une équipe déjà sonnée repartir sans électrochoc. La Fédération tunisienne doit donc trancher entre stabilité et rupture. Le timing est catastrophique, mais le résultat contre la Suède a ouvert une crise immédiate. La Tunisie n’est pas encore éliminée. Mais elle n’a plus de marge. Le match contre le Japon sera déjà décisif…