Le Plan d’épargne retraite (PER) a franchi un nouveau cap au troisième trimestre 2025, avec près de 12,7 millions de titulaires et un encours total estimé à 141,1 milliards d’euros, selon des données consolidées et publiées par le ministère de l’Économie. La progression est présentée comme continue depuis 2020, en nombre de souscripteurs comme en volume d’épargne.
Sur un an, l’encours global a augmenté de 19 %. Le PER individuel demeure le principal moteur avec 82,4 milliards d’euros, devant le PER d’entreprise collectif (31,7 milliards) et le PER d’entreprise obligatoire (27,1 milliards). Ces chiffres résultent de la consolidation des données de plusieurs fédérations professionnelles du secteur.
Un produit dopé par la loi Pacte
Les autorités mettent aussi en avant l’utilisation économique de cette épargne, avec plus de 80 % des actifs investis en France ou dans l’Union européenne. Environ 60 % des encours seraient orientés vers le financement des entreprises, via des fonds propres ou de la dette privée, dont plus de 5 milliards d’euros investis dans des actifs non cotés.
Créé par la loi Pacte pour remplacer plusieurs dispositifs d’épargne retraite jugés complexes, le PER continue d’attirer grâce à ses règles plus souples et à son avantage fiscal à l’entrée. Le produit reste toutefois un placement de long terme, les sommes étant en principe bloquées jusqu’au départ à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé.