Face aux perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement autorise temporairement la vente d’un gazole moins résistant au froid dans les stations-service. Cette mesure, publiée au Journal officiel, vise à répondre aux difficultés d’approvisionnement provoquées notamment par le blocage du détroit d’Ormuz, un point clé du transit énergétique mondial.
Habituellement interdit, ce carburant dérogeant aux normes saisonnières pourra être commercialisé jusqu’au 31 mars. La principale modification concerne la température limite de filtrabilité, relevée à 0 °C au lieu de −15 °C, ce qui rend le produit plus sensible aux basses températures mais plus facile à produire et à distribuer dans le contexte actuel.
Une mesure d’urgence pour stabiliser le marché
L’objectif affiché par les autorités est d’augmenter rapidement les volumes disponibles, avec un gain estimé à environ 20 % de production sur certains sites industriels. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à contenir les tensions sur le marché des carburants et à limiter l’impact de la flambée des prix, déjà fortement ressentie depuis fin février.
Les distributeurs devront toutefois informer les consommateurs des risques en cas de températures négatives, notamment dans les zones montagneuses. Dans ce contexte de crise énergétique, marqué par une hausse des prix du gazole et du pétrole, cette dérogation illustre la volonté de sécuriser l’approvisionnement à court terme, quitte à assouplir temporairement les exigences techniques.
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