La réalisatrice palestinienne Annemarie Jacir a présenté vendredi à Toronto son nouveau long-métrage Palestine 36, qui plonge dans la Palestine de 1936, alors sous mandat britannique, marquée par les tensions croissantes entre populations arabes et l’arrivée de réfugiés juifs fuyant l’Europe.
Le film, dévoilé en avant-première mondiale au Festival international du film de Toronto (TIFF), raconte une histoire profondément ancrée dans le passé mais pensée pour faire écho aux réalités d’aujourd’hui et offrir, peut-être, une lueur d’espoir pour l’avenir.
Jacir, figure incontournable du cinéma palestinien, explique avoir voulu saisir une période charnière, lorsque des communautés se côtoyaient sur une terre en pleine mutation, entre aspirations nationales, promesses non tenues et bouleversements sociaux.
Le casting réunit des noms prestigieux du cinéma arabe et international, dont Yasmine Al Massri, Hiam Abbass, Saleh Bakri, Dhafer L’Abidine, Karim Daoud Anaya, ainsi que Robert Aramayo et Billy Howle. Tous ont défilé sur le tapis rouge lors de la 50ᵉ édition du TIFF, marquant l’un des événements phares du festival.
Avec ce film, Annemarie Jacir poursuit son engagement artistique et politique, en explorant les racines d’un conflit qui continue de marquer la région, tout en interrogeant la mémoire, l’identité et la possibilité d’un avenir commun.