Le long-métrage horrifique Sinners, porté par Michael B. Jordan et réalisé par Ryan Coogler, est en passe de devenir le phénomène ciné du printemps. Plébiscité par le public et désormais soutenu par Tom Cruise, le film confirme un succès critique et commercial fulgurant.
Un film vampirique encensé… jusqu’au sommet d’Hollywood
Actuellement en pleine tournée de promotion pour Mission: Impossible – Bilan final, Tom Cruise a surpris ses abonnés sur Instagram en affichant son soutien enthousiaste à Sinners. Dans une publication datée du dimanche 27 avril, l’acteur de 62 ans apparaît tout sourire devant une affiche du film, billet en main. Il y adresse ses « félicitations à Ryan [Coogler], Michael [B. Jordan] et à toute l’équipe », ajoutant que Sinners est « à voir absolument au cinéma, jusqu’au générique de fin ». Une marque de reconnaissance rare, d’autant plus précieuse qu’elle émane d’un poids lourd d’Hollywood connu pour défendre la salle obscure comme lieu d’expérience cinématographique.
Michael B. Jordan, qui incarne les deux rôles principaux du film – des jumeaux dans l’Amérique ségrégationniste des années 1930 –, a rapidement réagi à ce soutien inattendu. « C’est complètement fou ! », s’est-il exclamé sur ses réseaux sociaux. Ce coup de projecteur de la star de Top Gun et Minority Report ne fait qu’amplifier l’engouement autour du film.
Une fable horrifique et sociale qui cartonne au box-office
Sorti en salles le 18 avril, Sinners a déjà engrangé plus de 163 millions de dollars de recettes dans le monde, selon The Hollywood Reporter. En France, le film a attiré 350 000 spectateurs dès sa première semaine d’exploitation. Un succès impressionnant pour une œuvre qui mêle thriller horrifique et sous-texte politique.
Le film nous plonge dans le Mississippi des années 1930, où deux frères afro-américains, fraîchement revenus dans leur ville natale, ouvrent une barrel house – club de blues typique de l’époque. La fête tourne court lorsqu’un trio de vampires blancs débarque, introduisant une lutte sanglante et symbolique contre une domination insidieuse. La critique, notamment celle du Guardian, salue une métaphore saisissante de l’appropriation culturelle, portée par la mise en scène tendue de Ryan Coogler, connu pour ses films engagés comme Creed et Black Panther.
Entre écho historique et esthétique stylisée, Sinners a su conquérir un public large, au point d’être cité par Variety parmi les potentiels outsiders de la prochaine saison des Oscars – un exploit rare pour un film de genre. Tom Cruise l’a compris : dans un paysage cinématographique en quête de renouveau, Sinners incarne une nouvelle forme de blockbuster audacieux.