James Foley, réalisateur de Glengarry Glen Ross, est mort à 71 ans
James Foley, réalisateur de Glengarry Glen Ross, est mort à 71 ans

James Foley, cinéaste éclectique dont la carrière s’est étendue de Madonna à Fifty Shades of Grey, en passant par le chef-d’œuvre culte Glengarry Glen Ross, est décédé à l’âge de 71 ans, a annoncé son agent Taylor Lomax vendredi. Il souffrait d’un cancer du cerveau depuis un an.

Foley s’est imposé à Hollywood comme un réalisateur discret mais respecté, capable de naviguer entre les clips musicaux, les séries télévisées et les productions cinématographiques. Son œuvre la plus emblématique reste sans doute l’adaptation cinématographique de Glengarry Glen Ross (1992), tirée de la pièce de David Mamet, qui n’avait pas rencontré un succès immédiat mais est devenue un classique du cinéma américain, notamment grâce au monologue d’Alec Baldwin devenu culte : « Always be closing ».

Né à Brooklyn le 28 décembre 1953, Foley avait étudié le cinéma à l’Université de Californie du Sud. La légende veut que le réalisateur Hal Ashby ait assisté par hasard à la projection de son court-métrage lors d’une fête étudiante et l’ait pris sous son aile, facilitant la production de son premier long-métrage, Reckless (1984), un drame romantique avec Daryl Hannah et Aidan Quinn.

Il enchaîna ensuite des projets variés, du polar At Close Range avec Sean Penn, à la comédie Who’s That Girl avec Madonna, en passant par le néo-noir After Dark, My Sweet, salué par Roger Ebert comme un « film noir pur et sans compromis ». Sa collaboration avec Madonna s’étendit aussi à des clips devenus emblématiques, dont Papa Don’t Preach et Live to Tell.

Dans les années 1990 et 2000, Foley réalisa plusieurs thrillers à Hollywood, dont Fear (1996) avec Reese Witherspoon et Mark Wahlberg, ainsi que Perfect Stranger (2007) avec Halle Berry et Bruce Willis, qui fut mal accueilli. Il faudra attendre 2017 pour le revoir au cinéma avec Fifty Shades Darker et sa suite Fifty Shades Freed.

Foley n’a jamais cherché à s’enfermer dans un genre. « J’ai toujours suivi mon instinct, pour le meilleur et pour le pire », confiait-il au Hollywood Reporter en 2017. « Ce qui est pire à Hollywood, c’est qu’on vous colle une étiquette. Ce qui est meilleur, c’est que je n’en ai jamais eu. »

Il laisse derrière lui son frère Kevin Foley, et ses sœurs Eileen et Jo Ann.

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