Ils sont connus pour leurs rôles au cinéma, mais cette fois, ce sont leurs propres films qu’ils défendent. Au Festival de Cannes 2025, plusieurs acteurs et actrices passent derrière la caméra pour la première fois. Kristen Stewart, Scarlett Johansson, Harris Dickinson et Joséphine Japy présentent chacun un premier long-métrage, dans des sélections où les regards singuliers sont à l’honneur.
Kristen Stewart plonge dans les eaux troubles de l’intime
La comédienne américaine dévoile The Chronology of Water, adapté du récit autobiographique de Lidia Yuknavitch. En sélection dans la section Un Certain Regard, le film suit une jeune femme en rupture, marquée par les violences familiales et les dépendances, qui trouve une forme de salut dans l’eau et l’écriture. Le rôle principal est confié à Imogen Poots. Une œuvre viscérale, très attendue, qui prolonge la trajectoire exigeante de Kristen Stewart depuis son passage par le cinéma d’auteur.
Scarlett Johansson filme la renaissance d’une vieille dame new-yorkaise
Dans Eleanor the Great, Scarlett Johansson signe une fiction douce-amère portée par June Squibb, actrice nonagénaire nommée aux Oscars pour Nebraska. Le film suit le retour à New York d’une femme âgée, bouleversée par le décès de son amie. Elle y noue une relation inattendue avec un étudiant de 19 ans. Présentée également dans Un Certain Regard, cette première réalisation surprend par sa tendresse et sa modestie, loin des rôles musclés de l’ex-Avenger.
Harris Dickinson met en scène la jeunesse à la dérive
Avec Urchin, le Britannique Harris Dickinson livre un drame social sur fond de marginalité à Londres. On y suit Mike, un jeune sans-abri en quête de repères, interprété par Frank Dillane (Fear the Walking Dead). Le film, au ton rugueux et introspectif, témoigne d’un regard sincère sur les invisibles. Dickinson, lui-même acteur dans son film, aborde ce premier essai avec une sobriété qui marque.
Joséphine Japy s’inspire de sa propre histoire familiale
Connue pour ses rôles dans Respire ou Mon inconnue, la comédienne française présente Qui brille au combat, un drame coécrit avec Olivier Torres. Le film, projeté en séance spéciale, s’inspire de la vie de la sœur de l’actrice, atteinte d’un handicap et d’un trouble du spectre autistique. Un projet personnel et pudique, porté par Mélanie Laurent, qui retrouve Joséphine Japy dix ans après leur première collaboration.
Tous concourent pour la Caméra d’or, récompensant le meilleur premier film du festival. Un nouveau chapitre s’ouvre pour ces artistes, désormais aussi derrière l’objectif.