La bande de malfaiteurs la plus attachante de l’animation revient dans une suite survoltée. Dans Les Bad Guys 2, en salles le 30 juillet, les célèbres criminels reconvertis tentent de tourner définitivement la page… jusqu’à ce qu’un nouveau casse les force à replonger. Cette fois, ils ne sont plus seuls : face à eux, un trio de braqueuses redoutables, les Bad Girls. Une confrontation explosive qui relance avec humour et énergie l’univers déjanté imaginé par DreamWorks.
Rédemption impossible et alliance forcée
Quelques années après leurs exploits dans le premier opus, Mr. Loup, Mr. Serpent, Mr. Requin, Mr. Piranha et Mlle Tarentule ont raccroché les griffes. Résolus à mener une existence honnête, ils peinent à s’adapter à une vie de citoyens modèles. Mais tout bascule lorsqu’une série de délits spectaculaires, imputés à une mystérieuse organisation, les pousse à reprendre du service pour laver leur nom. Le twist : ces nouvelles adversaires sont trois criminelles, les Bad Girls, aussi rusées que dangereuses.
Pour neutraliser la menace, les Bad Guys se retrouvent contraints de collaborer avec elles dans un ultime braquage à l’échelle mondiale. Ce nouveau duo inattendu entre anciens ennemis provoque tensions, surprises et fous rires. La dynamique de groupe évolue, offrant un regard plus nuancé sur ces antihéros qui jonglent entre loyauté, ambition et camaraderie. Selon France Télévisions, cette alliance improbable dynamise le scénario et permet d’explorer des interactions inédites, mêlant rivalité et attraction.
Un festival visuel au rythme effréné
Réalisé à nouveau par Pierre Perifel, ce second volet déploie une animation encore plus audacieuse, jouant habilement entre 2D et 3D dans un style graphique inspiré des codes de la bande dessinée et du clip. Dès la première scène, un spectaculaire braquage au Caire, le ton est donné : vitesse, couleurs, humour et cascades impossibles. Le film pousse plus loin les limites techniques que son prédécesseur, porté par la bande originale électrisante de Daniel Pemberton, comme l’a relevé le site CharleyCritique.
L’arrivée des Bad Girls enrichit l’univers avec trois personnages hauts en couleur : la léoparde Kitty Kat (Danielle Brooks), la corneille cynique Apocalypse (Natasha Lyonne) et la bricoleuse Pigtail Petrov (Maria Bakalova). Leur présence, mêlée à celle de figures déjà connues comme le professeur Marmelade ou la gouverneure Foxington, apporte un souffle nouveau, même si certains regrets demeurent, comme la construction un peu creuse de l’antagoniste Mistigri, selon Franceinfo.
Malgré quelques facilités scénaristiques, Les Bad Guys 2 confirme la vitalité du cinéma d’animation à grand spectacle. À la fois parodie de films de casse et récit d’amitié en constante réinvention, le long-métrage s’amuse des codes du genre tout en posant les bases d’un probable troisième opus. Et comme le prouve sa scène finale dans l’espace, les limites de l’imagination sont loin d’être atteintes.