Le mythique Royal Albert Hall de Londres a vibré mercredi soir au rythme des coups puissants et des chutes spectaculaires des meilleurs lutteurs de sumo japonais, venus lancer un tournoi-exhibition de cinq jours dans la capitale britannique. Le public, venu en nombre, a découvert avec enthousiasme un art martial à la fois ritualisé et explosif.
Sur le dohyō installé spécialement pour l’occasion, les géants Kotoeiho et Oshoumi ont ouvert les hostilités sous les acclamations d’une salle comble. Poussées fulgurantes, gifles résonnantes et projections renversantes ont rapidement conquis les spectateurs, nombreux à assister pour la première fois à ce sport ancestral japonais.
La soirée a débuté par une série de cérémonies traditionnelles, ponctuées d’explications détaillées fournies en anglais par Hiro Morita, célèbre commentateur de la chaîne NHK. Ce dernier a guidé les novices à travers les subtilités des règles, des rituels de purification au choix des techniques offensives, instaurant une atmosphère quasi-sacrée.
Cet événement marque une rare incursion du sumo professionnel hors du Japon, dans le cadre d’une tournée internationale visant à promouvoir la discipline et à élargir son public. Pour les Britanniques, cette plongée dans un univers à la fois sportif et culturel a été un moment unique, mêlant fascination et respect.
Le tournoi se poursuivra jusqu’au 19 octobre, avec la participation des plus grands noms de la scène sumo actuelle, dans ce lieu emblématique de la scène musicale et culturelle londonienne désormais conquis… par le poids des traditions nippones.