Le journaliste sportif Guillaume Di Grazia, connu pour avoir commenté le cyclisme sur Eurosport, est décédé mardi 7 octobre à l’âge de 52 ans à la suite d’un accident survenu lors d’une fête votive à Langlade, dans le Gard. Sa famille a confirmé qu’il avait trouvé la mort pendant une abrivado, une tradition camarguaise où des taureaux sont conduits en course à travers le village, encadrés par des cavaliers. Selon les premiers éléments communiqués, l’accident serait survenu alors que le cortège traversait le centre de la commune. Les circonstances exactes du drame ne sont pas encore connues, mais plusieurs témoins ont évoqué une perte de contrôle de l’un des animaux. Malgré l’intervention rapide des secours, le journaliste n’a pas pu être réanimé.
Un visage familier du cyclisme et des sports d’hiver
Né en 1973, Guillaume Di Grazia s’était imposé au fil des années comme l’une des voix emblématiques du sport à la télévision. Entré comme stagiaire à Eurosport en 1999, il avait gravi les échelons jusqu’à devenir le commentateur principal du Tour de France et du saut à ski. Sa voix familière avait accompagné les téléspectateurs lors de centaines d’étapes, de classiques et de compétitions internationales. Son départ de la chaîne, survenu à l’été 2025 après plusieurs mois de mise à l’écart, avait marqué la fin d’une longue collaboration. Eurosport avait confirmé à l’époque avoir pris des mesures internes à la suite de signalements pour comportement inapproprié, tout en rappelant sa politique de tolérance zéro face à ce type d’incident.
Une tradition locale à nouveau endeuillée
Les fêtes votives, profondément ancrées dans la culture du sud de la France, sont régulièrement le théâtre d’accidents parfois tragiques. Le Gard avait déjà connu deux drames similaires ces derniers mois : en septembre, un homme de 52 ans avait perdu la vie à Aramon après avoir été renversé par un cheval et un taureau, tandis qu’en juillet, un septuagénaire était mortellement percuté lors d’un lâcher à Générac. La mort de Guillaume Di Grazia suscite une vive émotion dans le monde du sport et des médias. De nombreux anciens collègues et coureurs ont salué la mémoire d’un passionné au ton reconnaissable entre mille, dont la voix a longtemps rythmé les grands moments du cyclisme français.