Baki mis KO par Jordan Zebo : la chute inattendue du prodige français
Baki mis KO par Jordan Zebo : la chute inattendue du prodige français

Énorme coup de tonnerre au Zénith de Strasbourg dans la nuit de samedi à dimanche ! Baïssangour « Baki » Chamsoudinov, invaincu jusque-là et promis à une grande carrière internationale, a été terrassé par Jordan Zebo lors du main event de l’ARES 35. Devant plus de 8 000 spectateurs acquis à sa cause, le Franco-Tchétchène a subi sa toute première défaite professionnelle, mise K.-O. au 4ᵉ round par un high kick foudroyant.

Ce qui devait être une soirée de consécration s’est transformé en désillusion. Dans sa ville, pour ce qui devait être son dernier combat sous la bannière de l’ARES avant un probable départ vers le PFL ou l’UFC, Baki avait pourtant démarré fort : pression constante, maîtrise du centre de la cage et un plan de jeu bien en place. Mais peu à peu, Jordan Zebo a trouvé la faille. Round après round, le Martiniquais a pris confiance, ajusté sa défense et imposé un rythme plus agressif. Au quatrième round, un high kick précis a fait basculer le combat avant que Zebo ne conclue au sol.

Un choc aux allures de revanche indirecte


Ce K.-O. a d’autant plus de saveur pour Jordan Zebo qu’il vient effacer un douloureux souvenir : sa défaite face à Cédric Doumbè en 2023. À l’époque, Zebo avait été arrêté prématurément, laissant une impression d’inachevé. Or, le destin a une ironie mordante : c’est justement Baki Chamsoudinov qui, un an plus tard, avait battu Doumbè lors d’un combat très médiatisé en mars 2024, confirmant son statut de nouveau prince du MMA français. En terrassant celui qui avait dominé son ancien bourreau, Zebo referme la boucle et prend symboliquement sa revanche sur une histoire qui l’avait hanté.

Pour les fans, ce triangle de rivalités Doumbè, Baki, Zebo illustre à merveille la vitalité du MMA français. Les trois hommes ont fait vibrer le public tricolore ces dernières années, chacun à sa manière : Doumbè, le showman ; Baki, le prodige calme et discipliné ; Zebo, l’outsider acharné. Et samedi soir, c’est bien ce dernier qui a renversé la hiérarchie, s’emparant de la ceinture des welters et inscrivant son nom dans l’histoire de l’ARES.


Humble dans la défaite, Chamsoudinov a salué son adversaire avec classe : « Désolé les gars, je suis humain. Ce soir, ce n’était pas mon soir. Jordan mérite sa victoire. » Une attitude rare dans un sport souvent dominé par l’ego, et qui montre la maturité d’un combattant de seulement 24 ans.
Mais cette défaite pourrait rebattre les cartes : prévu pour rejoindre une grande organisation américaine dès décembre, Baki devra sans doute revoir ses plans. Quant à Zebo, désormais champion ARES des welters, il entre dans une nouvelle dimension : celle des combattants qui ne font plus figure d’outsiders, mais de références.

Un tournant pour la carrière de Baki

Le MMA français, lui, en sort grandi : trois talents, trois styles, et une scène nationale capable de produire des soirées aussi spectaculaires qu’imprévisibles.

Que retenir rapidement ?

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