Un avion d’entraînement de l’armée de l’air du Bangladesh s’est écrasé lundi sur le campus d’un établissement scolaire et universitaire à Dhaka, causant la mort d’au moins 19 personnes et blessant 164 autres, selon un porte-parole militaire. L’accident, survenu peu après le décollage, serait dû à une défaillance technique de l’appareil, un chasseur F-7 BGI de fabrication chinoise.
L’avion avait décollé à 13h06, heure locale, de la base aérienne de Kurmitola dans le cadre d’un exercice d’entraînement de routine. Rapidement après le départ, l’appareil a été victime d’une panne mécanique. Le pilote, identifié parmi les victimes, a tenté en vain de détourner l’avion des zones résidentielles densément peuplées. L’appareil a finalement percuté un bâtiment de deux étages appartenant au Milestone College, un établissement fréquenté par des centaines d’élèves.
Des images filmées sur les lieux montrent un impressionnant incendie et une épaisse fumée noire s’élevant du site de l’accident. Des équipes de pompiers s’affairaient autour des débris encore fumants, arrosant la carcasse déformée du chasseur pour contenir les flammes. Le bâtiment touché présente de lourds dégâts, notamment une large brèche et des grilles métalliques arrachées par l’impact.
Le F-7 BGI, impliqué dans l’accident, est la version la plus récente et avancée de la famille d’avions Chengdu J-7, dérivée du MiG-21 soviétique. Le Bangladesh avait acquis 16 de ces appareils à la Chine entre 2011 et 2013. Ce type d’avion est régulièrement utilisé par l’armée de l’air pour des missions d’entraînement.
L’armée a annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les causes précises de la défaillance. En attendant, l’accident suscite une onde de choc dans le pays, d’autant qu’il s’est produit dans un lieu civil, en pleine journée, alors que de nombreux élèves se trouvaient dans l’enceinte du campus.
Des témoins ont décrit des scènes de chaos, de cris et de panique, certains cherchant à extraire des blessés des décombres, d’autres appelant désespérément leurs proches. Le gouvernement n’a pas encore communiqué sur d’éventuelles mesures de sécurité ou de soutien aux victimes et à leurs familles.