Une exposition consacre Paris comme capitale mondiale de la perle
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À l’École des Arts joailliers se tient actuellement, et jusqu’à la fin de l’automne, une exposition intitulée «  Paris, capitale de la perle  ». Dès le seuil franchi, une question s’impose au visiteur  : «  Qui parmi nous ne connaît pas la perle  ?»  La réponse est laissée à chacun. Mais pour la commissaire de l’exposition, il est évident que ces petites sphères argentées cachées dans les coquillages ont été convoitées depuis la nuit des temps, demeurant une source d’inspiration pour les plus grands joailliers.

La perle a été au cœur des échanges commerciaux entre le Golfe et la France entre la fin du XIXᵉ et le début du XXᵉ siècle. À travers les âges, elle s’est imposée dans l’industrie du luxe et dans les expressions culturelles parisiennes. Ces perles naturelles aux formes parfois irrégulières apparaissent aussi bien pour décrire l’éclat des dents des belles dames que pour valoriser ce qui est précieux, inspirant également les poètes parlant des étoiles ou de la lueur dans les nuits obscures.

L’exposition invite à redécouvrir l’histoire oubliée d’une aventure artistique, commerciale et humaine fascinante, racontée avec élégance à travers 100 pièces de joaillerie prêtées par une vingtaine de musées et de collections privées, dont Albion.
Des œuvres provenant du Petit Palais, du musée des Arts décoratifs ainsi que de grandes maisons joaillières telles que Fred, Van Cleef & Arpels et Cartier sont présentées.

Après une introduction sur les origines de la perle, le parcours de l’exposition retrace l’histoire de cette passion, et la manière dont la perle a occupé une place centrale dans la joaillerie depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui. Des perles blanches, laiteuses ou rosées venues des mers de l’Inde, du Golfe et des îles lointaines se retrouvent montées sur bagues, colliers et boucles d’oreilles, ajoutant un éclat incomparable à la beauté des femmes.

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