Nice - le lion géant de Richard Orlinski quittera bientôt la place Garibaldi
Nice - le lion géant de Richard Orlinski quittera bientôt la place Garibaldi

Installée en 2023, la sculpture monumentale doit être démontée avant la fin novembre. En toile de fond, une enquête pour favoritisme visant les conditions de son exposition.

Fin de l’exposition pour l’animal emblématique de la place Garibaldi

L’imposante statue du lion rugissant de Richard Orlinski ne fera bientôt plus partie du paysage niçois. Haute de cinq mètres, cette œuvre contemporaine trônait depuis le 8 juin 2023 sur la place Garibaldi. Elle sera retirée d’ici le 30 novembre 2025, a confirmé la mairie, précisant que ce retrait marquera la fin d’un contrat de prêt conclu à titre gratuit entre la ville de Nice et l’artiste.

Ce lion stylisé, au look inspiré de la pop culture, était le dernier vestige visible d’une série de dix sculptures animalières exposées dans la ville durant l’été 2023. Alors que ces œuvres devaient initialement rester trois mois, la présence du lion a été prolongée plusieurs fois, bien au-delà du délai prévu, dans une zone centrale entre le port et le Vieux-Nice. Très visible et symbolique, l’animal a autant séduit certains visiteurs qu’il a irrité les détracteurs d’un art jugé « tape-à-l’œil ».

Selon les services municipaux, la statue sera remplacée, mais aucun nom d’artiste ni projet de substitution n’a encore été dévoilé. La ville affirme « étudier plusieurs pistes ».

Une œuvre sous le feu des critiques… et des enquêteurs

Ce retrait intervient dans un climat tendu autour de l’artiste Richard Orlinski et de ses relations avec la municipalité. Depuis septembre 2024, le Parquet national financier (PNF) mène une enquête préliminaire pour des soupçons de favoritisme et de corruption, après des révélations de Mediapart. Le média affirmait que Christian Estrosi, maire de Nice, et son épouse auraient reçu en cadeau plusieurs sculptures de l’artiste, parmi lesquelles des pièces emblématiques comme Wild Kong ou Panthère.

Ces présents pourraient avoir influencé des décisions politiques, notamment l’octroi d’espaces publics pour exposer les œuvres d’Orlinski. Le 18 mars 2025, des perquisitions ont eu lieu à la mairie de Nice ainsi que dans les entreprises de l’artiste, sur ordre de l’Office central de lutte contre la corruption (OCLCIFF).

L’entourage de Christian Estrosi dément toute irrégularité : selon lui, « aucun avantage indu n’a été accordé à Richard Orlinski ». L’artiste, quant à lui, n’a pas commenté publiquement les soupçons à ce stade.

Que retenir rapidement ?

Installée en 2023, la sculpture monumentale doit être démontée avant la fin novembre. En toile de fond, une enquête pour favoritisme visant les conditions

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