Une vitrine de la création locale et durable
Une vitrine de la création locale et durable

Marseille accueille du 7 au 14 juin sa toute première Slow Fashion Week, un événement inédit qui mise sur une autre vision de la mode. En opposition à la fast fashion, cette semaine entend valoriser une création locale, éthique et durable. À l’initiative de cette démarche, le collectif BAGA, né en 2023, rassemble aujourd’hui une centaine de membres, artisans et créateurs réunis autour d’un même objectif : faire rayonner une mode plus responsable dans la cité phocéenne et au-delà.

Durant une semaine, la ville devient le terrain d’expérimentation d’un autre rapport à l’habillement. Conférences, défilés, pop-ups, ateliers de couture ou de création textile investissent les quartiers, du centre-ville aux friches industrielles, dans un esprit collaboratif. Les visiteurs y découvrent des vêtements confectionnés à partir de fins de stock de maisons de luxe, des pièces uniques cousues à la main à partir de textiles récupérés, ou encore des collections créées avec des matériaux techniques issus d’autres disciplines, comme la natation synchronisée ou le patinage. Le programme, riche d’une quarantaine de rendez-vous, vise autant à sensibiliser qu’à célébrer les savoir-faire manuels en voie de disparition.

Une vitrine de la création locale et durable

L’un des temps forts de cette semaine sera le défilé de clôture, prévu le 14 juin dans un lieu emblématique tenu secret. Il mettra à l’honneur les jeunes stylistes du Studio Lausié, école marseillaise de mode responsable. Tout au long de la semaine, les artisans impliqués présentent des pièces souvent conçues à partir de matériaux de récupération, comme ces robes réalisées à partir d’anciens shorts de sport ou ces maillots de bain façonnés avec des tissus techniques réutilisés. D’après les organisateurs, l’objectif est aussi de défendre une mode circulaire, qui évite la surproduction et donne une seconde vie aux matières.

Ce souci de durabilité se double d’un ancrage local fort : la quasi-totalité des collections sont réalisées dans des ateliers marseillais ou dans des structures d’insertion proches. Un parti pris revendiqué pour limiter l’empreinte carbone tout en soutenant les filières artisanales du territoire. En parallèle des défilés, de nombreuses activités permettent au public de s’initier aux gestes de fabrication, dans l’idée que la mode peut redevenir une pratique active et consciente, loin des logiques de consommation effrénée.

Avec cette Slow Fashion Week, Marseille entend s’imposer comme une nouvelle place forte d’une mode engagée, en phase avec les défis sociaux et environnementaux actuels.

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