Après des mois d’absence, l’énigmatique Banksy signe son retour en France. Un nouveau pochoir attribué à l’artiste britannique est apparu ce vendredi 30 mai sur la façade d’un immeuble à Marseille, près de la plage des Catalans. L’œuvre, sobre mais évocatrice, représente un phare noir projetant un faisceau lumineux, accompagné d’une phrase en anglais : « I want to be what you saw in me » — « Je veux être ce que tu as vu en moi ».
Une œuvre énigmatique et symbolique
L’artiste a confirmé la paternité de ce pochoir en publiant une photo de l’œuvre sur son compte Instagram, comme à son habitude, sans donner de légende ni d’explication. L’installation a été repérée dans une rue discrète, non loin de la mer, et déjà de nombreux curieux s’y rendent pour l’admirer.
Le choix du motif et de la ville ne semble pas anodin. Le phare, symbole de guidance et d’espoir, résonne avec l’image portuaire de Marseille. Pour certains passants, l’œuvre évoque autant l’identité multiculturelle de la cité phocéenne que les notions de regard et de reconnaissance personnelle, suggérées par la citation inscrite sur le mur. « C’est fascinant qu’il ait choisi Marseille, une ville si vivante, si diverse », confiait un habitant venu spécialement admirer le pochoir.
Banksy, entre discrétion et impact mondial
Ce retour très attendu s’inscrit dans une carrière marquée par des créations engagées et des messages percutants. Que ce soit sur la guerre, les inégalités ou le système économique, Banksy livre toujours ses œuvres dans l’espace public, sans prévenir, en laissant place à l’interprétation collective. Certaines de ses créations, devenues iconiques, ont été vendues aux enchères pour plusieurs millions d’euros.
Depuis plus de deux décennies, le street-artiste anonyme fait vibrer le monde de l’art contemporain en détournant les codes du graffiti et en les portant à une portée politique et poétique rare. Avec ce nouveau phare à Marseille, Banksy renoue avec sa capacité à créer l’événement, en quelques traits seulement.