Les options à privilégier… et la dose raisonnable
Les options à privilégier… et la dose raisonnable

Chaque hiver, les boîtes brillantes envahissent les rayons et les paniers cadeaux sans que l’on se pose vraiment la question de ce qu’elles contiennent. Pourtant, derrière les pralinés de Noël se cachent des compositions très inégales. Le médecin nutritionniste Jean-Michel Cohen, qui a passé les produits les plus populaires au crible dans son dernier guide d’achat, rappelle que nombre de chocolats de fête n’ont de chocolat que le nom. Sous les emballages dorés, on trouve surtout du sucre, des graisses végétales bon marché et une quantité minimale de cacao. Une réalité qui pousse à reconsidérer nos réflexes d’achat, même au cœur des fêtes.

Noir, lait, blanc : les vraies différences et les pires élèves

Le chocolat noir reste le meilleur allié nutritionnel : riche en polyphénols, en magnésium et en oligo-éléments, il tire sa valeur d’une règle simple. Pour qu’un produit soit digne de ce nom, la pâte de cacao doit figurer tout en haut de la liste des ingrédients. À l’inverse, le chocolat blanc, dépourvu de cacao, n’apporte aucun des bénéfices associés. C’est surtout dans la catégorie des bouchées industrielles que le bât blesse. Jean-Michel Cohen pointe notamment les Lindor lait de Lindt, dominés par le sucre et les graisses végétales, les After Eight ou encore les assortiments Quality Street et les Rochers Suchard, saturés de palme et de karité. Quant aux Ferrero Rocher, l’une des références les plus offertes, ils n’affichent qu’un tiers de véritable chocolat et culminent à 603 calories pour 100 g.

Les options à privilégier… et la dose raisonnable

Tout n’est pas à bannir pour autant. Certains chocolats industriels présentent une composition plus correcte, comme les bonbons fourrés Milka, dépourvus de graisses de palme, ou le Nuxor de Lindt, fabriqué exclusivement au beurre de cacao. Les artisans demeurent toutefois les plus vertueux, leurs produits contenant généralement davantage de cacao et moins d’ingrédients ultra-transformés. Reste la question des quantités : même un chocolat bien composé demeure un aliment riche. Le spécialiste recommande de ne pas dépasser 30 g par jour, et jusqu’à 40 g pour les grands gourmands sans problème de poids. Un rappel utile à l’approche des fêtes, où le plaisir a toute sa place… à condition de rester éclairé.

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