Var : les massifs en alerte rouge face au risque incendie
Var : les massifs en alerte rouge face au risque incendie

Alors que le mercure grimpe et que le vent attise les sols asséchés, les massifs forestiers du Var sont sous étroite surveillance. Ce 16 juillet, les pompiers du département sont en état d’alerte maximale. En raison d’un risque extrême de feux de forêt, six zones ont été fermées au public. Déjà classé en vigilance rouge aux côtés du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, le département met en place une stratégie d’intervention préventive, au plus près des zones sensibles. Le mot d’ordre : intervenir avant que l’irréversible ne s’enclenche. Pour cela, dix groupes d’intervention sont actuellement répartis dans les zones les plus exposées, prêts à bondir à la moindre étincelle. Ces unités spécialisées, composées chacune de quatre engins et d’une vingtaine de sapeurs-pompiers, sont dotées de canons à eau et de lances à haute pression. Elles disposent aussi d’un appui tactique solide, assuré par une cellule de commandement mobile. « Un groupe feu de forêt, ce sont quatre véhicules spécialisés, encadrés par une unité de commandement. Ils sont prêts à intervenir à tout moment », précise le commandant William Mogle, interrogé par Europe 1.

Un maillage serré pour une réactivité maximale

Mais la vigilance ne s’arrête pas aux équipes de pompiers. Sur le terrain, les patrouilles sont multipliées. L’Office national des forêts, les services de la Direction départementale des territoires (DDTM) et les comités communaux de feux de forêt (CCFF) sillonnent les pistes. Leur double mission : repérer les comportements à risque et intervenir sur les débuts d’incendie avant qu’ils ne se propagent. Ces réseaux de surveillance, souvent discrets mais redoutablement efficaces, jouent un rôle clé dans la prévention des catastrophes. Au cœur du dispositif, la formation continue reste la priorité. Chaque manœuvre est répétée, chaque scénario étudié, chaque action anticipée. « L’entraînement est notre meilleure arme », résume le lieutenant Frédéric Fiacchi du centre de secours de Grimaud. « Ces exercices sont revus systématiquement dès que des groupes d’intervention préventive sont mobilisés. C’est le nerf de la guerre. » Dans un département où chaque été rime avec vigilance et tension, la moindre imprudence peut embraser des hectares en quelques minutes. Fermetures, patrouilles, entraînements : la mécanique est bien huilée. Reste à espérer que la prudence collective évite au Var un nouvel été noir.

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