Au lendemain de la mort d’un pratiquant de wingfoil dans une baie de Nouméa, la province Sud et la municipalité ont annoncé la reprise d’opérations ciblées contre les requins-tigres et les requins bouledogues. Les interventions débuteront mardi 24 février avec l’appui de la Sécurité civile, les autorités estimant que « la protection des vies humaines impose d’agir ».
La victime, un homme de 55 ans, a été retrouvée dimanche dans la baie de l’Anse-Vata. Selon le procureur de Nouméa, d’importantes blessures aux membres et des traces de morsures sur la planche ont été constatées. Il s’agit de la deuxième attaque mortelle enregistrée en Nouvelle-Calédonie depuis le début de l’année.
Une décision qui ravive les débats
Les collectivités parlent de « prélèvements ciblés » destinés à réduire la densité des espèces considérées comme les plus à risque. En 2023, une campagne similaire avait conduit à l’abattage d’environ 127 requins avant d’être stoppée par la justice administrative, qui avait jugé la mesure disproportionnée et insuffisamment étayée par des études scientifiques.
Depuis cette décision, les requins-tigres et bouledogues demeurent protégés dans certaines provinces du territoire, la compétence environnementale relevant des collectivités locales. À Nouméa, la baignade et les activités nautiques restent interdites dans la bande des 300 mètres en dehors des zones équipées de barrières de protection, au moins jusqu’au 4 mars.