Suppressions de postes : ArcelorMittal convoquée à l’Assemblée pour s’expliquer
Suppressions de postes : ArcelorMittal convoquée à l’Assemblée pour s’expliquer

La direction d’ArcelorMittal est attendue devant une commission d’enquête parlementaire après l’annonce de la suppression de 636 postes sur plusieurs sites français. À Dunkerque, épicentre du mouvement social, la colère monte. Jeudi 1er mai, en marge des rassemblements, le député écologiste Benjamin Lucas a annoncé que le groupe sidérurgique devra venir s’expliquer, sous serment, sur ses choix industriels.

Une audition sous pression politique et syndicale

« Ces licenciements n’ont aucune justification économique », affirme Benjamin Lucas, qui pointe du doigt les « centaines de millions d’euros d’argent public » perçus par le groupe, ainsi que les 400 millions d’euros versés annuellement en dividendes. Le député a proposé une audition dès mardi prochain, sans attendre le calendrier classique. L’objectif : faire toute la lumière sur cette restructuration brutale, dans un contexte où l’entreprise a largement profité de fonds publics et d’un soutien de l’État à la décarbonation de l’industrie. De leur côté, la CGT et la CFDT demandent carrément la nationalisation d’ArcelorMittal pour « sauver la sidérurgie française », menacée selon elles de démantèlement progressif. Une nouvelle mobilisation est prévue à Paris le 13 mai.

Partager